ARTICLES DE PRESSE & VIDEOS

une belle allégorie sur la peur du changement. Pour sortir du piège faut il être conscient du piège. Le travail sur sois permet cela.

Les molécules des émotions

Le fossé que beaucoup d’entre nous voient entre l’esprit et le corps serait illusoire. Le Dr Candace Pert montre combien, au cœur de nos cellules, l’un ne va pas sans l’autre. L’esprit et le corps seraient-ils inséparables ?
© Luka Klikovac
 
Nous vivons dans une société qui s’occupe majoritairement du corps comme on s’occupe d’une voiture. On y met du carburant, on répare ici et là, on change quelques pièces et on espère que notre véhicule nous mènera loin. De l’autre coté, notre psychologie est traitée comme étant indépendante de ce corps physique. On l’aborde surtout par la parole avec des amis ou un psy essayant de provoquer quelques prises de conscience qui régleraient nos problèmes. 

Toutefois, les travaux du Dr Candace Pert, chercheuse mondialement connue en pharmacologie, auteur de plus de 250 publications scientifiques, montrent que cette séparation n’est pas si évidente. Notre physiologie et notre psychologie seraient constamment en train de s’influencer. Echanges incessants d’informations d’une part, co-création d’états d’être d’autre part. Bien que le Dr Pert soit loin d’être la seule à s’aventurer sur ce pont entre l’esprit et le corps, ses recherches sont fondamentales pour bien comprendre comment ce dialogue se fait dans l’intimité même de nos cellules. Voyage au cœur d’une biologie psychique… qui pose la question de l’interdépendance de l’esprit et du corps.


Les molécules des émotions


Plantons le décor. Notre organisme est composé de nombreux éléments : des molécules, des cellules, qui s’organisent en organes, en systèmes… Et histoire que notre jambe gauche ne soit pas en train de partir de son coté alors que la droite a décidé de partir du sien, ou que notre cœur ne se mette pas à battre à toute berzingue alors que nous sommes dans une phase de détente profonde, notre corps possède trois grands systèmes régulateurs. Le système nerveux, le système endocrinien et le système immunitaire sont chargés de faire en sorte que tout fonctionne de concert. Pour cela, un peu comme des musiciens qui lisent les mêmes notes de musique, ces systèmes utilisent les mêmes molécules pour se parler. Ils ont un langage commun, c’est plus pratique. Cette grande orchestration se fait alors grâce aux molécules dites « de l’information », qui sont à 98 % des peptides (hormones, neurotransmetteurs… etc). « Les peptides servent à réunir les organes et les systèmes du corps en un seul ensemble qui réagit aux changements internes et externes », nous dit Candace Pert. Vous l’avez donc compris, ces molécules sont essentielles au bon fonctionnement de tout l’organisme. 

Là où ça devient croustillant, c’est que ces fameuses molécules de l’information seraient exactement les molécules qui sont produites lorsque nous avons des émotions. « Les émotions créent toujours un courant spécifique de peptides dans le corps et influencent notre biologie », poursuit le Dr Pert. Effectivement, de très nombreuses recherches en neuro-endocrino-immunologie, dont certaines menées par le Dr Pert elle-même, ont mis en évidence la correspondance entre nos états émotionnels et la production de ces fameux peptides. C’est ce que confirme le Dr Louis Teulières, un immunologiste qui a travaillé plus de vingt ans en recherche dans les instituts Pasteur et à l’hôpital : « Il est évident que chaque processus émotionnel produit un cocktail hormonal qui interagit avec l’architecture à étage des grands systèmes du corps ». C’est pour cela qu’on entend parler dans la presse « d’hormones du stress » ou « d’hormones de l’amour ». Voilà un fait qui laisse perplexe. Loin d’être juste psychologiques, les émotions seraient aussi moléculaires et auraient un impact sur notre physiologie. Mais alors, qui de la poule ou de l’œuf apparait en premier ? Les émotions créent les molécules ? Les molécules créent les émotions ? Ou est-ce un seul et même phénomène ?


Un réseau psychosomatique


La psychologie influence-t-elle la biologie ou bien est-ce la biologie qui influence la psychologie ? Nous ne sommes pas les premiers à nous poser la question. Dès la fin du 19ème siècle, le psychologue et philosophe William James, considéré comme le père de la psychologie américaine, élabore une thèse selon laquelle chaque réaction corporelle produit une sensation que le cerveau perçoit comme un élément psychique. En ce sens, les émotions sont produites par le corps. Par la suite, le physiologiste Walter B. Cannon, dont les découvertes sur les réponses au stress et le concept d’homéostasie sont primordiales, pense à l’inverse que les émotions sont produites dans le cerveau et qu’elles provoquent des réactions corporelles. 

Candace Pert, de son coté, pense que les deux ont raison. « C’est un système fait de réponses rétroactives qui marchent dans les deux sens, nous dit-elle. Les émotions transforment littéralement l’esprit en matière, et à chaque fois qu’il y a production de peptide cela crée de la psyché. Le corps et l’esprit sont intrinsèquement liés, dans un sens ils ne font qu’un ». L’esprit créé de la matière, la matière crée de l’esprit. Notre organisme est le résultat de cette chimie qui naît de la rencontre entre la biologie et la psyché, une chimie constamment renouvelée.

On le voit dans notre quotidien. Pour certaines femmes, il n’y a pas photo. Elles sont boudeuses ou joyeuses selon la phase de leur cycle menstruel. Leur biologie a raison d’elles. Inversement, comme nous l’explique le Dr Louis Teulières, nos états d’âme influencent notre santé. « Quand on est en état de stress, on a souvent des inflammations en tous genres : ulcère, eczéma… Soignez votre stress et vous verrez vos inflammations s’apaiser ». Voltaire ne nous avait-il pas dit : « j’ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé » ?

Que ce soit dans un sens ou dans l’autre, la psychologie et la biologie semblent bien se moduler l’une et l’autre constamment, et faire ce que nous sommes au quotidien. Et France Haour, ancienne directrice de recherche pour l’INSERM, enfonce le clou : « On sait très bien aujourd'hui que la psychologie influence tout le reste et que tout le reste influence la psychologie. Plus personne n'oserait prétendre que l'on peut mettre la psyché dans un bocal et le corps dans un autre. Ce serait une aberration totale ». Ca a le mérite d’être clair. Mais quelle est réellement la fonction des émotions dans tout ça ?


Un tri émotionnel


Pour Candace Pert, les émotions sont à la fois immatérielles et matérielles. Elles seraient alors des messagères qui permettraient des échanges d’informations constants entre l’esprit et le corps. « Les émotions voyagent à la fois dans le royaume de l’esprit et dans celui du corps, et permettent l’échange d’informations », nous dit-elle. 

Par ailleurs, ayant chacune une qualité qui lui est propre, les émotions mettent des couleurs, des textures, des saveurs à notre quotidien. Elles nous montrent comment nous expérimentons le monde, nous indiquant ce qui est agréable ou désagréable pour nous. Par là, elles conditionnent nos réactions physiologiques et psychiques à chaque chose que nous vivons. Et cela peut être très différent d’une personne à l’autre. « Si nous percevons un signal comme étant un stress, nous mobilisons le système neuro-endocrinien d’une certaine manière pour y répondre, ce qui aura une influence sur notre santé. Nous adaptons nos réponses en fonction de comment nous percevons chaque situation, et cela change d’un individu à l’autre », nous dit le Dr Teulières. Les émotions nous permettent alors de faire un tri, de nous positionner, de faire des choix. Effectivement comment savoir si la température de la pièce est bonne pour nous ou si la présence de quelqu’un nous convient, si ce n’est par un ressenti personnel ? Comment décider de nos choix quotidiens si nous n’avons pas de préférence ? « Les émotions sont constamment en train de réguler ce que nous expérimentons comme étant la « réalité ». Une fonction des émotions est de nous permettre de décider ce à quoi nous devons prêter notre attention », souligne le Dr Pert. 


 

Au cœur de notre biologie l’esprit et le corps ne font qu’un. Mais que penser alors des expériences de mort imminente durant lesquelles l’esprit semble pouvoir évoluer sans support physique ? En effet, une multitude de personnes ont rapporté, alors qu’elles étaient cliniquement « mortes », des informations pertinentes et vérifiables auxquelles il était impossible qu’elles aient eu accès. Par exemple : des discussions ou des faits précis qui se sont déroulés dans des lieux distants alors que leur corps physique était au bloc opératoire. Comme si leur esprit avait voyagé sans le corps.

Le Dr Mario Beauregard, un chercheur en neuro-psychologie de l’université de Montréal qui a longuement étudié les effets des expériences transcendentales sur nos neurones, propose une allégorie. D’après lui nous pourrions considérer notre esprit comme les physiciens quantiques considèrent les quanta - les unités de base de notre matière. La plupart du temps ces unités opèrent sous forme d’ondes et parfois elles deviennent particules - quand on cherche à les mesurer, c’est à dire quand on les localise. Un phénomène similaire se produirait avec notre esprit. La corrélation entre l’esprit et le corps serait le résultat d’une localisation de l’esprit, il est alors « intriqué » avec le corps biologique. Mais il pourrait aussi exister sous une forme non locale et évoluer en dehors de l’espace et du temps. « Il peut y avoir deux états de la conscience. La conscience peut opérer à la fois de manière localisée, c’est à dire de manière somatique dans le corps, ou de manière délocalisée quand elle est hors du corps. En d’autres termes, l’esprit et le corps constituent une véritable unité psychosomatique. Mais l’esprit, qui n’est pas physique - une pensée n’a pas de masse, de volume ou de forme – peut aussi fonctionner sans substrat biologique ». Il semble donc à la fois important de réhabiliter cette intrication entre la psyché et le corps – surtout en ce qui concerne nos approches médicales et thérapeutiques qui ont tendance à les séparer - tout comme le fait que notre psyché peut, dans certaines circonstances, opérer aussi de manière non locale.

On sait l’incidence sur la santé de l’air qu’on respire ou de ce qu’on ingère. Pour le Docteur Tadeusz Nawrocki, qui interviendra au Congrès Quantique Planète le 17 novembre 2013, d’autres influences subtiles entrent en jeu. Explications.

« Pourquoi dans certains dialectes celtes, n’existe-t-il qu’un seul mot pour désigner le bleu et le vert ? » Le Docteur Nawrocki adore les anecdotes de terrain ; car aussi farfelues qu’elles paraissent, elles révèlent une réalité scientifique. « L‘œil est une électrode qui se sature sous l’effet d’une trop forte charge en fer, ce qui peut entraver la vision de deux couleurs chromatiquement proches, explique-t-il. Chez les Bretons de souche, on retrouve cette tendance à l’hémochromatose, ou excès de fer dans l’organisme. Il suffit de prélever un peu de sang à la personne pour qu’elle distingue à nouveau, durant quelques jours, le bleu et le vert. »

Comment expliquer ce trouble ? Pour le médecin, c’est du côté du sous-sol qu’il faut chercher. « Les découvertes du prix Nobel de médecine Jean Dausset ont montré que les caractéristiques de notre sang dépendent de l’endroit où nous vivons et surtout d’où ont vécu nos ancêtres. En Bretagne, le magnétisme terrestre est très fort. La charge du sous-sol aurait induit un excès de fer chez les populations, qui se serait inscrit dans les gènes. » 

Il y aurait donc une interaction entre le vivant et son environnement, capable de laisser une empreinte ? « Plusieurs expériences ont révélé que des cellules biologiques mises en culture continuaient à réagir comme le milieu dont elles étaient issues, ou gardaient une trace des substances avec lesquelles elles avaient été en contact, affirme le Dr Nawrocki. Cette capacité de mémoire a été soulignée par le prix Nobel de médecine Luc Montagnier lors d’une Conférence à Lugano en 2007. Ceci rend compte d’une sensibilité des cellules au signal et à l’information, ainsi que d’une possible communication entre les éléments du vivant. » 

En physique quantique, le phénomène est connu : quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui ont été associés, l’un continue à savoir parfaitement ce que fait l’autre…


Réseau de potentialités


Difficile dès lors de conserver une approche morcelée de la nature : par un jeu subtil de connexion et de transmission, tout y interagit, tout peut y entraîner des évolutions.

Pour Tadeusz Nawrocki, il est donc temps de sortir d’une médecine qui « coupe tout en tranches » et traite simplement les symptômes, pour remonter aux causes originelles, en tenant compte de la spécificité de chaque individu, de son terrain génétique et de son environnement. « La maladie doit être conçue comme un accident évolutif qui englobe le cadre de vie, y compris dans ses composantes géophysiques, atmosphériques et électromagnétiques », estime-t-il.

Le médecin a ainsi remarqué qu’en Bretagne, où il a passé toute sa vie professionnelle, la pollution électromagnétique induite par l’installation d’une antenne avec prise de terre à proximité d’un élevage pouvait entraîner des troubles de santé dans le cheptel, ainsi que chez ses propriétaires. Autre cas : celui de sa femme, « orthodontiste », qui, à force de manipuler des plombages, « s’est intoxiquée »« Le trouble s’est développé en elle parce qu’elle est déjà porteuse d’une difficulté à absorber certains nutriments, précise Tadeusz Nawrocki. Dans le vivant, tout est lié ; un changement d’environnement peut activer des fragilités inscrites dans notre ADN ; et un souci à un endroit du corps peut faire surgir, par un jeu de causes à effets, des pathologies à d’autres endroits. » 


Réalité globale


Depuis quarante ans, le mystère de ces intrications passionne Tadeusz Nawrocki, l’amenant à jongler entre son activité de médecin de campagne, « au contact du terrain », et la recherche – du laboratoire d’embryologie et de cytologie de la faculté de Brest à celui de biologie moléculaire et de pharmacodynamie de l’université de Paris-Sud. Diplômé de cancérologie, de médecine prédictive et d’anthropologie médicale, formé à l’homéopathie et à l’acupuncture, il a aussi travaillé avec des physiciens russes sur les processus d’information dans les cellules. « L’Ordre des médecins me reproche de pratiquer une médecine ésotérique, parce que j’utilise des méthodes qui n’ont pas été encore été adoubées en France », admet-il…

Pour autant, il continue à enchaîner les expérimentations, observer, tirer le fil, extrapoler, persuadé que la vie est un réseau de potentialités où tout participe, sous des airs aléatoires, à construire l’ensemble. « Ma propre existence est quantique », sourit-il du haut de ses 76 ans. « Lorsque j’ai quitté les mines du Nord à 15 ans pour entrer dans la marine nationale à Brest, je n’avais pas idée de devenir médecin. Mais par ce biais, j’ai participé à des missions humanitaires et me suis formé aux techniques de radar », deux composantes fondamentales dans le « déterminisme » qui l’a poussé à faire des études médicales et à s’intéresser au transport électromagnétique de l’information. « Je travaille aussi depuis de longues années avec un sismologue géophysicien, dont j’ai découvert qu’il était marié à la nièce de mon premier commandant à l’Ecole des mousses. Ce genre d’intersection conforte dans l’idée qu’il y a une cohérence globale. Chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. » 

Conférence du Dr Tadeusz Nawrocki à Reims le 17 novembre 2013, dans le cadre du congrès Quantique Planète

Les liens que nous entretenons avec les vivants peuvent-ils nous ramener de chez les morts ? Une maman, accompagnée de son mari, ressuscite son bébé en le câlinant pendant deux heures… Incroyable pour le médecin qui accompagnait cette jeune maman.

 © 

Le petit Jamie est déclaré cliniquement mort alors qu’il vient de naître prématurément à 27 semaines, et que sa sœur jumelle semble survivre. Après avoir essayé pendant plus de 20 minutes de le ramener à la vie, les médecins déclarent l’avoir perdu et acceptent de laisser le corps de l’enfant aux parents pour qu’ils lui disent au revoir. C’est alors que la mère, Kate Oggs, défait son bébé de sa couverture et le prend contre elle, peau à peau. « Je voulais le tenir contre moi pour le rencontrer. Je voulais qu’il nous connaisse, même s’il était en train de nous quitter, pour qu’il sache qui avaient été ses parents. Je voulais qu’il sente que nous l’avions aimé avant qu’il ne meure. Je lui ai dit son nom, et le nom de sa sœur jumelle et comment elle allait. Et nous lui avons raconté tout ce que nous aurions aimé faire avec lui s’il avait grandi avec nous ». Pendant deux heures, Kate et David, les parents, vont câliner et parler à leur bébé. C’est alors qu’après avoir cherché à reprendre son souffle plusieurs fois, Jamie ouvre les yeux. Miracle. Kate met un peu de son lait maternel sur son doigt et lui en donne. Jamie commence à sucer le doigt de sa mère. L’équipe médicale n’en revient pas. « Le médecin n’arrêtait pas de secouer la tête en disant "Je n’arrive pas à y croire, je n’arrive pas à y croire" », raconte Kate. Cette histoire a depuis fait le tour de la planète.

 

Quelques années plus tôt, Kate Oggs avait lu un article sur une femme qui avait pris soin de son bébé prématuré en le portant directement contre elle. « Cette pratique reposant sur un contact intime au cours des premières heures suivant la naissance peut faciliter le comportement d'attachement et les interactions entre la mère et son bébé par le biais de stimuli sensoriels tels que le toucher, la chaleur et l'odeur », rapporte l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS). Mais ne serait-ce pas, au travers du peau à peau, le lien d’amour entretenu par les parents, pendant ces deux heures qui ont séparé la naissance du petit Jamie de son « retour » à la vie, qui a permis ce miracle ? De nombreux témoignages de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente disent combien certains liens forts avec des proches les ont décidés à revenir dans leur corps.

 

Le Dr Eben Alexander, un neurochirurgien américain ayant vécu une expérience de mort imminente considérée comme exceptionnelle par les plus grands experts, raconte dans son livre La preuve du paradis combien tout particulièrement l’appel de son fils l’a incité à revenir à la vie. Alors qu’il « voyage » dans un monde qu’il qualifie de plus réel que le nôtre, le Dr Eben Alexander voit un visage particulièrement familier. « C’était le visage de quelqu’un qui avait besoin de moi. Quelqu’un qui ne pourrait jamais s’en remettre si je partais. (…) Ce visage a gagné en détail, jusqu’à ce que je voie finalement qu’il était en train de me supplier de revenir ». De son côté, au 7ème jour de coma de son père et en écoutant les médecins, le fils d’Eben Alexander comprend que son père ne va, en fait, jamais revenir. « Bond a couru dans ma chambre jusqu’à mon lit. En sanglotant il a embrassé mon front et frotté mes épaules. Puis il a soulevé mes paupières et a dit, directement dans mes yeux vides et dans le vague : "Tu vas aller bien papa, tu vas aller bien". Il n’a cessé de le répéter, encore et encore, croyant comme tout enfant que s’il le disait suffisamment de fois, cela deviendrait à coup sûr la réalité ». Et c’est devenu une réalité. Quelques instants plus tard, le Dr Eben Alexander se réveille miraculeusement.

 

Les grands sages nous l’ont toujours dit, l’amour fait des miracles. L’histoire du petit Jamie semble nous montrer combien l’amour d’une mère peut aller à l’encontre des pronostiques médicaux. « J’ai de la chance d’avoir une femme très intelligente et très forte, nous dit le père, qui a instinctivement su faire ce qu’elle a fait. Elle m’a dit qu’il fallait qu’on l’entoure d’autant d’amour qu’on le pouvait ».

article site INREES

 

 

 

« Si vous voulez être heureux, soyez-le », disait l’écrivain Léon Tolstoï. Notre état d’esprit crée-t-il notre réalité ? C’est ce qu’affirme la « loi de l’attraction », présentée comme une clé du bonheur. De quoi s’agit-il ? Attirer quoi, pourquoi, comment ?

 

Lorsqu’une hypno-thérapeute, il y a quelques mois, évoque devant moi la « loi de l’attraction », je hausse un sourcil distrait. La loi de quoi ? Peu de temps après, une amie coach en entreprise reprend elle aussi l’expression. Je dresse l’oreille. L’attraction de quoi ? Trois semaines plus tard, dans le même week-end, une chamane et une assistante sociale citent encore, comme une évidence, la « loi de l’attraction » comme une clé du succès… Que se cache-t-il donc derrière cette drôle de dénomination ? Pourquoi est-elle, dans le milieu du développement personnel, de toutes les conversations ?

 

Tout démarre en 2006 avec le livre et le film de Rhonda Byrne The Secret. Inspirés au départ des enseignements spirituels de Jerry et Esther Hicks, ils popularisent la notion sous des aspects plus prosaïques : obtenir la maison de ses rêves, le conjoint de ses rêves, le job de ses rêves… Traduit en une quarantaine de langues, le best-seller américain attire plus de vingt millions de lecteurs.

 

 

Une histoire de vibrations

 

Loi de l’attraction : le terme peut surprendre. Quel rapport avec celle, décrite par Newton, revue par Einstein, qui explique l’influence de la matière et de l’énergie sur le mouvement des corps et des astres ? « Cette règle de vie part du principe que tout dans l’univers est constitué d’énergie et émet une fréquence », indique Slavica Bogdanov, auteur d’un Petit cahier d’exercices pour pratiquer la loi de l’attraction. Y compris nos attitudes et nos pensées, dont la vibration aurait la capacité d’agir sur notre environnement et « d’attirer à nous en permanence, que nous en soyons conscients ou non, les gens et les expériences qui reflètent notre état d’esprit ».

 

Appliqué au domaine de la psyché, le terme apparaît dès 1906 dans le livre La vibration de la pensée et la loi de l’attraction dans le monde de la pensée, de William Walker Atkinson, où il exprime le pouvoir de la volonté, de la concentration et de la suggestion. En médecine, cette influence de l’esprit dans le processus de maladie et de guérison n’est plus à prouver. Selon le physicien russe Vadim Zeland, auteur du best-seller Transsurfing, la théorie quantique pourrait même l’expliquer : puisque selon cette nouvelle approche du vivant, tout est réseau de connexions et de potentialités, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je crée ?

 

« Les sentiments négatifs comme la colère, la dépression ou la culpabilité induisent de mauvaises vibrations, qui attirent à nous des rencontres ou des expériences néfastes », dit en substance The Secret, alors que « l’enthousiasme, l’amour ou la gratitude » sont à même de booster notre avenir. « L’intégralité de ce qui nous arrive – le meilleur comme le pire – répond à nos pensées et nos comportements, confirme Slavica Bogdanov. Si on a des problèmes, c’est peut-être qu’on a décidé de les accepter. Assumer la responsabilité de notre environnement nous donne le pouvoir de le changer. »

 

 

De la force de l’intention…

 

Pas facile à entendre, quand on naît dans un milieu défavorisé, confronté à la faim, la misère ou la ségrégation. « C’est vrai, admet Slavica Bogdanov, mais je suis l’exemple que ça peut marcher. Je viens d’une famille modeste. Enfant, j’étais excessivement timide, les autres me maltraitaient. Jusqu’en 2006, mon existence entière était en faillite : deux mariages catastrophiques, une banqueroute professionnelle, des problèmes de surpoids et de santé… Je ne voyais pas d’issue. Jusqu’au jour où l’on m’a offert The Secret, ainsi que Secrets d'un esprit millionnaire, de T.Harv Eker. Je n’avais rien à perdre, j’ai essayé. Deux ans plus tard, ma vie avait radicalement changé. »

 

Comment ? En éprouvant de la gratitude pour ce que l’on a, « bon moyen de briser une spirale négative ». Puis en arrêtant de ressasser ce qui nous heurte ou nous déplaît, pour se concentrer sur un but positif, précis, concret. « Que voulez-vous vraiment ? interroge The Secret. Ecrivez-le au présent. Visualisez le résultat, vibrez dès maintenant du plaisir qu’il vous procurera. » Cultivez cette perspective, répétez-la comme un mantra. Suivez l’élan qu’elle vous donne… Et ayez confiance. En vous, en la vie, en votre capacité à mériter le succès, en la magie de l’effort et du faisceau de connexions qu’il fera naître. Agissez, dans la fluidité, sans laisser le doute ou les aléas vous faire baisser les bras : petit à petit, les gens percevront votre changement d’énergie, des signes apparaîtront, qui finiront par créer les circonstances favorables à la réalisation de votre projet.

 

Sous un label attractif, la « loi » reprend des principes présents dans bien des sagesses ancestrales. « Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé », disait Bouddha. « Le karma prône qu’on récolte ce que l’on sème, rappelle la prêtre zen Ruth Ozeki. Toutes nos pensées, attitudes et actions s’impriment et ont une conséquence, d’où la nécessité de les choisir très soigneusement. » Une vision du monde adoubée par certaines découvertes scientifiques : « Un jour, en entrant dans son bureau, la chercheuse spécialiste des émotions Sigal Barsade a senti que l’atmosphère avait changé, raconte la journaliste Lynne McTaggart, auteur du Lien quantique. C’était un endroit d’ordinaire très froid, où personne ne se parlait. Soudain, tout le monde discutait. Sigal Barsade s’est rendu compte qu’une collègue toujours de mauvaise humeur était en vacances. Quand cette dernière est revenue, l’ambiance est redevenue comme avant. Ses recherches ont confirmé que nos actions et nos comportements, tout comme ceux des autres, étaient contagieux. Des études à Harvard ont montré que si nous sommes heureux, nous aurons tendance à avoir des amis heureux. Pas seulement parce que nous choisissons des gens heureux, mais en raison de la propagation naturelle du bonheur dans tout le réseau social. Nous partageons de l’information à un niveau bien plus fondamental que le simple mental, et nous nous synchronisons en permanence avec nos émotions. »

 

En yoga, existe aussi la notion de sankalpa, une graine que l’on plante dans un coin de sa tête en état de relaxation profonde et qui, si on la cultive, finit par germer… « Cela va bien au-delà de la pensée positive, précise Christian Möllenhoff, professeur de yoga et de méditation à Paris. Nos conditionnements personnels, éducatifs ou culturels, façonnent un large éventail d’idées sur ce que nous croyons pouvoir ou devoir faire dans nos vies. Ces préjugés sont si enracinés que nous les laissons souvent nous contrôler, sans les questionner. » Qui sommes-nous, vraiment ? Que voulons-nous, profondément ? Pourquoi le voulons-nous, exactement ?

 

 

… A celle de l’attention

 

Pendant des années, Esther Kasri-Wick, auteur du Guide pratique de votre réussite, a cherché à vivre ses rêves. « Je me disais toujours : sois positive, travaille sur ta pensée. Je me suis concentrée, j’ai eu des hauts et des bas. Mais les hauts étaient de courte durée. Les bas s’éternisaient »… Parce qu’elle faisait « un travail de répétitions d’affirmations plutôt que de certitudes et de ressenti ».

 

Au-delà du pouvoir de l’intention, la loi de l’attraction conduit donc à l’attention : prendre conscience des mécanismes qui nous régissent, des émotions et des idées qui nous tenaillent. Puis lâcher prise du mental pour se mettre à l’écoute de nos sensations profondes, apprendre à percevoir ce qu’elles ont à nous dire et aller vers ce qui nous fait vibrer, viscéralement, au-delà des désirs et postures de surface, « sans se poser trop de questions », dit Slavica Bogdanov.

 

Alors seulement, dans cette recherche de justesse de l’être plutôt que de l’avoir, la loi de l’attraction prendra toute sa force. « Pour attirer à soi le meilleur, il faut être capable de se transformer intérieurement », confirme Slavica Bogdanov. Atteindre sa cohérence, sa résonance, nourrir ses sens de quiétude et d’épanouissement… Et se rendre compte peut-être que l’important n’est pas le résultat, mais le chemin. « Une fois un but atteint, beaucoup courent vers un autre ! Certains souffrent tellement pour y arriver, ou ont tellement peur de perdre leur acquis, qu’ils n’en éprouvent aucune satisfaction. A quoi ça sert, si le présent n’est pas bien vécu ? Pour que la loi de l’attraction fonctionne à plein, il faut être en plénitude au quotidien. Plus on chemine, plus on apprend, plus on est reconnaissant, plus on rayonne, plus on attire à soi de bonnes choses. »

 

Jusqu’à atteindre un « niveau vibratoire » où l’univers semble étonnamment conspirer à exaucer nos souhaits. « Ma vie est devenue une suite de hasards bienheureux, témoigne Slavica Bogdanov. Dernier exemple : il y a deux ans, j’ai pris la décision de quitter le Canada – je n’en pouvais plus du froid. Je me suis représentée l’endroit où je voulais vivre… Cet hiver, sur une plage de Floride, j’ai senti que c’était là : j’étais chez moi. Mon cerveau a regimbé face à tous les changements que cela impliquait, mais en trois semaines, j’avais vendu mes meubles et mon appartement, trouvé un logement sur place, changé l’immatriculation de ma voiture, effectué les transferts bancaires. Les choses se faisaient d’elles-mêmes, c’était fascinant. »

 

Bien entendu, suivre la loi de l’attraction ne lève pas tous les obstacles – ils font partie de la vie –, mais elle apprend à « les considérer comme des occasions d’ajustement, des signes d’un nécessaire changement d’orientation », indique Esther Kasri-Wick. A accepter, rebondir, s’ouvrir à de nouvelles possibilités, retrouver plus facilement sa « vibration haute »

 

Alors, que voulez-vous attirer ? Pour vous, pour les autres. Car rappelez-vous, « c’est un processus coopératif : notre environnement nous crée autant que nous le créons », souligne Lynne McTaggart. « Et arrive un moment dans la vie où tout ce que nous pouvons souhaiter de plus, c’est d’aider autrui à rayonner lui aussi de plus de joie et de sérénité.

Commentaires

19.02 | 16:55

que ça fait du bien d'entendre toutes ces vérités, les choses simples nous échappent trop souvent !

...
17.02 | 22:47

un message magnifique, et un constat malheureusement trop vrai! :(

...
19.07 | 04:47

beau et sobre

...
19.02 | 08:04